Tel jour nous travaillions uniquement un mouvement d'un certain kata en prenant conscience du plus infime détail, puis un autre à l'entraînement suivant. J'ai ainsi pu redécouvrir toute ma pratique. Pourquoi en faisant ainsi le mouvement ne créait pas de déséquilibre, quelle utilisation du corps rendait la technique efficiente…
mercredi 11 août 2010
Différences entre écoles
Kuroda Tetsuzan, la tradition en héritage
La spécificité d'une école est un sujet très compliqué qui est débattu depuis l'ère Edo et sur lequel existe de nombreux écrits.
Les Ryugi, Ryu-ha présentent des différences au niveau de la forme et des gardes et c'est naturel. Mais que l'on puisse reconnaître en voyant quelqu'un bouger qu'il est de telle école est plus un défaut ou une mauvaise habitude. Ce n'est pas le genre de chose sur lequel on peut miser sa vie…
Les mouvements doivent être mushu mushoku, inodores et incolores.
(N.d.T. : -Un ryu est une école traditionnelle de techniques martiales.
-Les ryugi et ryuha sont les traditions et styles martiaux.)
Il n'y a donc pas de spécificités d'écoles?
Il y en a dans les katas, dans les positions, les gardes, les armes utilisées, le ken, le bo, le jutte, etc… Ce sont les éléments qui posent le problème. Comment bouger à partir de cette situation, cette position?
Tout ce qui est du domaine de l' "ambiance" dans la manière de bouger est un "tic", une mauvaise habitude puisque ce sont des gestes "visibles".
Une des écoles s'appelle Tsubaki Kotengu-ryu Bojutsu. On peut alors imaginer que dans une école fondée par un Tengu on doit bouger comme un Tengu. (rires) J'avoue alors mon incompétence.
N.d.T. : -Ken = sabre.
-Bo = bâton, il s'agit dans le Tsubaki Kotengu-ryu Bojutsu d'un bâton similaire à celui utilisé en Aïkido.
-Jutte = matraque en acier munie d'un crochet.
-Tsubaki Kotengu-ryu bojutsu = l'école de la technique du bâton du petit tengu Tsubaki.
-Les tengus sont des créatures mythiques japonaises, sortes de lutins maîtres en arts martiaux.)
La spécificité d'une école est un sujet très compliqué qui est débattu depuis l'ère Edo et sur lequel existe de nombreux écrits.
Les Ryugi, Ryu-ha présentent des différences au niveau de la forme et des gardes et c'est naturel. Mais que l'on puisse reconnaître en voyant quelqu'un bouger qu'il est de telle école est plus un défaut ou une mauvaise habitude. Ce n'est pas le genre de chose sur lequel on peut miser sa vie…
Les mouvements doivent être mushu mushoku, inodores et incolores.
(N.d.T. : -Un ryu est une école traditionnelle de techniques martiales.
-Les ryugi et ryuha sont les traditions et styles martiaux.)
Il n'y a donc pas de spécificités d'écoles?
Il y en a dans les katas, dans les positions, les gardes, les armes utilisées, le ken, le bo, le jutte, etc… Ce sont les éléments qui posent le problème. Comment bouger à partir de cette situation, cette position?
Tout ce qui est du domaine de l' "ambiance" dans la manière de bouger est un "tic", une mauvaise habitude puisque ce sont des gestes "visibles".
Une des écoles s'appelle Tsubaki Kotengu-ryu Bojutsu. On peut alors imaginer que dans une école fondée par un Tengu on doit bouger comme un Tengu. (rires) J'avoue alors mon incompétence.
N.d.T. : -Ken = sabre.
-Bo = bâton, il s'agit dans le Tsubaki Kotengu-ryu Bojutsu d'un bâton similaire à celui utilisé en Aïkido.
-Jutte = matraque en acier munie d'un crochet.
-Tsubaki Kotengu-ryu bojutsu = l'école de la technique du bâton du petit tengu Tsubaki.
-Les tengus sont des créatures mythiques japonaises, sortes de lutins maîtres en arts martiaux.)
Attaque et défense
L'attaque est toujours plus rapide que la défense car l'exécution de l'attaque est toujours plus rapide que l'exécution de la défense qui nécessite, au préalable, d'appréhender l'attaque.
En situation de survie, le cerveau ne peut générer efficacement qu'une attaque ou une défense, mais il est incapable de construire une succession d'actes de natures différentes suffisamment rapidement. Ceci est lié au fait que l'attaque est liée à l'adrénaline, la défense à la noradrénaline, les deux ne peuvent se succéder rapidement [à vérifier].
Par conséquent, à une attaque, soit il faut répondre par une attaque, ultime dès le début [attantion, avec ce principe, j'ai entendu dire que l'auteur avait tué quelqu'un sans le vouloir, lors d'une agression mineure], soit il faut se défendre [mais ensuite ? attaque ou fuite ? ce ne serait qu'une temporisation].
Une attaque ne peut répondre suffisamment vite à une attaque que si tori réagit dès que uke se prépare à attaquer.
Les signes précurseurs d'une attaque sont presque imperceptibles : tassement du corps, "appel" important du pied, inspiration ou blocage respiratoire... [préparation posturale inconsciente générée par le cervelet ; réactions respiratoires ; réactions oculaires].
[D'après A2]
En situation de survie, le cerveau ne peut générer efficacement qu'une attaque ou une défense, mais il est incapable de construire une succession d'actes de natures différentes suffisamment rapidement. Ceci est lié au fait que l'attaque est liée à l'adrénaline, la défense à la noradrénaline, les deux ne peuvent se succéder rapidement [à vérifier].
Par conséquent, à une attaque, soit il faut répondre par une attaque, ultime dès le début [attantion, avec ce principe, j'ai entendu dire que l'auteur avait tué quelqu'un sans le vouloir, lors d'une agression mineure], soit il faut se défendre [mais ensuite ? attaque ou fuite ? ce ne serait qu'une temporisation].
Une attaque ne peut répondre suffisamment vite à une attaque que si tori réagit dès que uke se prépare à attaquer.
Les signes précurseurs d'une attaque sont presque imperceptibles : tassement du corps, "appel" important du pied, inspiration ou blocage respiratoire... [préparation posturale inconsciente générée par le cervelet ; réactions respiratoires ; réactions oculaires].
[D'après A2]
Kata/Wasa
Kata c'est la forme. Waza c''est la technique.
Le travail de kata n'est pas du combat, il n'a aucune efficacité, il ne fonctionne que parce que uke s'y prête. Le but est d'acquérir la forme (les postures) pour qu'elle devienne naturelle en waza. C'est un travail de précision qui se fait à vitesse lente.
Dans le travail de kata, les deux partenaires sont à égalité en permanence parce qu'ils ont leurs appuis. S'il y avait affrontement réel dans ces situations, ce serait le plus fort qui gagnerait. En kata, la clé de nikio ura est impossible à passer sur quelqu'un qui résiste, s'il est fort. En waza, elle passe parce que uke n'a pas ses appuis.
Ensuite, lorsqu'en waza, on perd la forme, il faut y prêter attention et chercher à régler ce problème.
[D'après A1]
Vous n'utilisez plus le système de kyu?
Je n'utilise pas le système des kyu qui définit ce que l'on doit apprendre par niveau. Ce système crée une pyramide très large à la base qui s'amenuise très vite car seul ceux qui sont capables d'apprendre correctement les formes ont la possibilité de découvrir ce qu'il y a derrière.
J'essaye de faire en sorte que tout le monde pratique et progresse ensemble, que tout le monde prenne plaisir à travailler les gokui dans les kata ou les asobi geiko.
[Extrait de Kuroda Tetsuzan, la tradition en héritage ]
Je n'utilise pas le système des kyu qui définit ce que l'on doit apprendre par niveau. Ce système crée une pyramide très large à la base qui s'amenuise très vite car seul ceux qui sont capables d'apprendre correctement les formes ont la possibilité de découvrir ce qu'il y a derrière.
J'essaye de faire en sorte que tout le monde pratique et progresse ensemble, que tout le monde prenne plaisir à travailler les gokui dans les kata ou les asobi geiko.
[Extrait de Kuroda Tetsuzan, la tradition en héritage ]
Inscription à :
Articles (Atom)