jeudi 13 février 2014

Cours

Les yeux
Regarder dans les yeux et avoir une vision globale à partir de là.

[Regarder là où on veut mener le mouvement, le corps trouve comment le programmer]

[Donc regarder les yeux de l'autre permet de savoir où il va diriger son mouvement]

Tori a un temps d'avance
C'est ainsi qu'il maintient uke dans le déséquilibre

Pratique au ralenti, simuler l'inertie
La pratique d'apprentissage se fait au ralenti : il faut reproduire au ralenti la trajectoire qu'on aurait à vitesse maximale donc il faut simuler l'effet de l'inertie. Lorsque uke attaque tori, il va vers l'avant et ne peut donc se dévier pour suivre tori qui se déplace : il va se trouver en déséquilibre.
Uke doit aussi ralentir les gestes de prise, les adapter à la vitesse à laquelle il se déplace.

Uke dans le déséquilibre
Uke est toujours en position instable, soit pour se défendre, soit pour continuer à attaquer [l'attaque aussi ?]. La position d'uke est toujours inconfortable.

Uke va saisir pour éviter un danger
On ne s'avance pas mains tendues pour saisir mais on saisit au dernier moment.




vendredi 22 mars 2013

Divers

22 mars 2013

Un léger mouvement en opposition facilite l'action dans le sens voulu : mobilisation posturale automatique des muscles qui rétablissent l'équilibre.

iriminage : d'abord être à côté puis retrait de la jambe qui tire en arrière la main et déséquilibre puis rotation du bassin qui entraine l'axe main cou

suwariwasa ikio : ouverture puis bascule externe sur genou avec avancée de l'autre pied (inertie forte par le basculement) - position clé - genou au sol puis autre genou vers l'extérieur pour étaler uke.

shomenuchi kotegaeshi : positionner le pied de sortie dès l'attaque ce qui évite un mouvement précipité pour en sortir (comme au sol en ikio) - le contact de la première main sert de guide pour se positionner en distance lors de la sortie et aussi, pour balayer la main vers le bas ce qui permet de la saisir à l'intérieur - a ce moment les épaules de tori et uke et la saisie forment un triangle : uke va chuter sur le grand côté du triangle - le changement de pied fait tourner le bassin et provoque un retrait de la main de saisie avec mise en tension du bras d'uke (si la saisie est bonne) provoquant prise du bassin par les chaines dorsales - le retrait-rotation du pied arrière de tori provoque un mouvement de torsion élongation de la main de uke, soutenu par l'autre main de tori qui arrive, lancée, en pression - déplacement du pied arrière de tori pour se positionner à l'endroit ou va arriver l'épaule d'uke - immo.

attaquer droit : réunir les deux mains devant (approchées) et faire l'attaque en tirant l'autre main vers l'arrière (comme karaté).


samedi 11 août 2012

D'après qui ces propos ?

A1 : Patrick Bénézi
A2 : Henri Plée, Saiko Fujita : L'art sublime et ultime des points vitaux"

jeudi 26 mai 2011

Souplesse de l'épaule

Shomen nikio ura : pour suivre relaxer l'épaule ce qui permet au bras de suivre le mouvement et à l'ensemble du corps d'être entraîné par le bras (et non déséquilibré par le bras) et aux jambes de suivre.

Exercice : kokyuho en posant la paume des mains sur le dos des mains de tori. Relaxer les épaules, lacher les bras : le membre supérieur suit de par la seule volonté de garder le contact des paumes des mains.

Souplesse de l'épaule n'implique pas de suivre "n'importe comment". Lorsque le bras est mi-plié alors qu'on contrôle tori, si tori bouge il faut suivre non en laissant le bras s'étendre, mais en suivant avec son corps : l'épaule et le bras ne sont pas relâchés.

Exercice : en seiza l'un saisit le poignet de l'autre qui le tire plusieurs fois jusqu'à ce que, lorsque uke est tiré, son bassin soit entrainé, sans raideur de l'épaule.

Conclusion : l'épaule n'est ni raide ni relachée, elle est souple pour permettre le mouvement du bras ET transmet au corps les mouvements que le bras ne doit ou ne peut faire.

mercredi 11 août 2010

Equilibre


Tel jour nous travaillions uniquement un mouvement d'un certain kata en prenant conscience du plus infime détail, puis un autre à l'entraînement suivant. J'ai ainsi pu redécouvrir toute ma pratique. Pourquoi en faisant ainsi le mouvement ne créait pas de déséquilibre, quelle utilisation du corps rendait la technique efficiente…

Différences entre écoles

Kuroda Tetsuzan, la tradition en héritage

La spécificité d'une école est un sujet très compliqué qui est débattu depuis l'ère Edo et sur lequel existe de nombreux écrits.
Les Ryugi, Ryu-ha présentent des différences au niveau de la forme et des gardes et c'est naturel. Mais que l'on puisse reconnaître en voyant quelqu'un bouger qu'il est de telle école est plus un défaut ou une mauvaise habitude. Ce n'est pas le genre de chose sur lequel on peut miser sa vie…
Les mouvements doivent être mushu mushoku, inodores et incolores.

(N.d.T. : -Un ryu est une école traditionnelle de techniques martiales.
-Les ryugi et ryuha sont les traditions et styles martiaux.)



Il n'y a donc pas de spécificités d'écoles?
Il y en a dans les katas, dans les positions, les gardes, les armes utilisées, le ken, le bo, le jutte, etc… Ce sont les éléments qui posent le problème. Comment bouger à partir de cette situation, cette position?
Tout ce qui est du domaine de l' "ambiance" dans la manière de bouger est un "tic", une mauvaise habitude puisque ce sont des gestes "visibles".
Une des écoles s'appelle Tsubaki Kotengu-ryu Bojutsu. On peut alors imaginer que dans une école fondée par un Tengu on doit bouger comme un Tengu. (rires) J'avoue alors mon incompétence.


N.d.T. : -Ken = sabre.
-Bo = bâton, il s'agit dans le Tsubaki Kotengu-ryu Bojutsu d'un bâton similaire à celui utilisé en Aïkido.
-Jutte = matraque en acier munie d'un crochet.
-Tsubaki Kotengu-ryu bojutsu = l'école de la technique du bâton du petit tengu Tsubaki.
-Les tengus sont des créatures mythiques japonaises, sortes de lutins maîtres en arts martiaux.)
 

Attaque et défense

L'attaque est toujours plus rapide que la défense car l'exécution de l'attaque est toujours plus rapide que l'exécution de la défense qui nécessite, au préalable, d'appréhender l'attaque.

En situation de survie, le cerveau ne peut générer efficacement qu'une attaque ou une défense, mais il est incapable de construire une succession d'actes de natures différentes suffisamment rapidement. Ceci est lié au fait que l'attaque est liée à l'adrénaline, la défense à la noradrénaline, les deux ne peuvent se succéder rapidement [à vérifier].

Par conséquent, à une attaque, soit il faut répondre par une attaque, ultime dès le début [attantion, avec ce principe, j'ai entendu dire que l'auteur avait tué quelqu'un sans le vouloir, lors d'une agression mineure], soit il faut se défendre [mais ensuite ? attaque ou fuite ? ce ne serait qu'une temporisation].

Une attaque ne peut répondre suffisamment vite à une attaque que si tori réagit dès que uke se prépare à attaquer.

Les signes précurseurs d'une attaque sont presque imperceptibles : tassement du corps, "appel" important du pied, inspiration ou blocage respiratoire... [préparation posturale inconsciente générée par le cervelet ; réactions respiratoires ; réactions oculaires].


[D'après A2]