Kuroda Tetsuzan, la tradition en héritage
La spécificité d'une école est un sujet très compliqué qui est débattu depuis l'ère Edo et sur lequel existe de nombreux écrits.
Les Ryugi, Ryu-ha présentent des différences au niveau de la forme et des gardes et c'est naturel. Mais que l'on puisse reconnaître en voyant quelqu'un bouger qu'il est de telle école est plus un défaut ou une mauvaise habitude. Ce n'est pas le genre de chose sur lequel on peut miser sa vie…
Les mouvements doivent être mushu mushoku, inodores et incolores.
(N.d.T. : -Un ryu est une école traditionnelle de techniques martiales.
-Les ryugi et ryuha sont les traditions et styles martiaux.)
Il n'y a donc pas de spécificités d'écoles?
Il y en a dans les katas, dans les positions, les gardes, les armes utilisées, le ken, le bo, le jutte, etc… Ce sont les éléments qui posent le problème. Comment bouger à partir de cette situation, cette position?
Tout ce qui est du domaine de l' "ambiance" dans la manière de bouger est un "tic", une mauvaise habitude puisque ce sont des gestes "visibles".
Une des écoles s'appelle Tsubaki Kotengu-ryu Bojutsu. On peut alors imaginer que dans une école fondée par un Tengu on doit bouger comme un Tengu. (rires) J'avoue alors mon incompétence.
N.d.T. : -Ken = sabre.
-Bo = bâton, il s'agit dans le Tsubaki Kotengu-ryu Bojutsu d'un bâton similaire à celui utilisé en Aïkido.
-Jutte = matraque en acier munie d'un crochet.
-Tsubaki Kotengu-ryu bojutsu = l'école de la technique du bâton du petit tengu Tsubaki.
-Les tengus sont des créatures mythiques japonaises, sortes de lutins maîtres en arts martiaux.)
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